La publication et la diffusion de tout sondage tel que défini à l’article 1er doivent être accompagnées des indications suivantes : ...
Le nombre des personnes interrogées ;
La ou les dates auxquelles il a été procédé aux interrogations ;
Avant la publication ... de tout sondage ... l’organisme qui l’a réalisé doit procéder au dépôt ... d’une notice précisant notamment : ...
Les conditions dans lesquelles il a été procédé aux interrogations ;
Le texte intégral des questions posées ;
La proportion des personnes n'ayant pas répondu à chacune des questions ;
Les limites d'interprétation des résultats publiés ;
Les questions posées ne doivent pas être de nature à induire en erreur les personnes interrogées ou à orienter les réponses .
Le choix des enquêteurs et les instructions données à ceux-ci ne doivent pas être de nature à fausser les résultats de l'enquête.
Le contrôle exercé par la commission des sondages sur les questionnaires posés concerne les modalités de cette interrogation et le contenu des questions posées.
Cohérence des questions.
Il serait dans l’idéal préférable d’attendre les résultats définitifs du premier tour pour réaliser des sondages portant sur le second. Dans le cas d’une publication dès avant le premier tour d’un sondage de second tour, les instituts, s’ils ne publient qu’une hypothèse de second tour, doivent publier celle qui oppose les deux candidats qui arrivent en tête du sondage “premier tour”. Cela étant, la commission recommande, lorsque les scores établis pour le premier tour sont suffisamment proches pour que, compte tenu des marges d’incertitude qui les affectent, l’identité des candidats qualifiés pour le second tour soit incertaine, que soient testées et publiées plusieurs hypothèses de second tour. Cette pluralité des hypothèses envisagées est en effet de nature à relativiser la portée des résultats “deuxième tour” publiés et à inciter à les interpréter avec toute la prudence nécessaire.
La commission censure des pratiques consistant à publier des hypothèses de second tour portant sur des personnalités qui n’étaient pas celles soumises aux personnes interrogées dans des questions non publiées portant sur le premier tour.
Bien que le premier tour de l’élection soit parfois encore très éloigné – en général un an, voire deux – la commission des sondages se saisit de la publication de ces sondages proches en revanche du dénouement de la procédure d’investiture. Elle examine les conditions de cette publication car elle a pour effet, très en amont, de participer à la définition d’une nouvelle offre politique qui n’est plus aujourd’hui le monopole des formations politiques, mais à laquelle la Presse, notamment au travers de sondages, entend participer.
La commission vérifie dans cette hypothèse de pré-investiture les conditions de réalisation du sondage mais ne retient pas la requête d’un candidat qui estime que c’est a tort que son nom n’a pas été proposé aux personnes interrogées.
Pour ces « pré-premiers tours », la commission s’en tient à sa position de principe : dans la période antérieure au dépôt des candidatures, le choix des hypothèses de vote soumises aux personnes interrogées relève de la responsabilité des instituts en accord avec le commanditaire du sondage sous réserve, sans doute, de ne pas omettre une candidature essentielle et d'ores et déjà certaine.